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Cremona D'abord peuplée par les celtes et les Gaulois aux V siècle avant J.C., ce ne fut qu'en 218 avant J.C., que les Romains firent de Crémone une place forte stable pour résister aux assauts des Gaulois et plus tard des Carthaginois de Hannibal. Buste romain
En 90 av. J.C., la citoyenneté romaine fut accordée aux habitants de Crémone. D'illustres personnages de l'époque furent originaires de Crémone. Le poète Virgile y fit en partie ses études. La ville était très florissante à la fin de la République (27 av. J.C.). Grâce à la construction de nombreuses routes importantes comme la via Postumia, la via Mediolanensis et les routes qui conduisaient à Bergame et Brescia, Crémone se transforma en un important nœud
La bataille de Cortenuova de communications créant ainsi culture et richesse. Sa position géographique au bord du Po favorisa largement son développement. En 69 après J.C., la cité et son territoire fut le théâtre de guerres, d'abord entre Vitellius et Othon, tous deux acclamés empereur par leurs propres légions pour succéder à la tête de l'empire, puis entre Vitellius, vainqueur dOthon, et Titus Flavius Vespasianus ayant comme résultat la destruction de la ville de la part de ce dernier. A cause de ces guerres incessantes, Crémone commença à perdre de son importance. De très beaux mosaïques conservés au musée civique, remontants aux I, II et III siècle après J.C., témoignent de la beauté; et de l'opulence perdues de la ville.
En 451, le christianisme commença à s'épanouir à Crémone. La ville, toujours convoitée à cause de sa position géographique passa sous le contrôle de l'Exarchat byzantin de Ravenne en 553. La ville tomba en 603 aux mains des Lombards qui la détruisirent.
Suivit une longue période de luttes intestines entre l'archevêché et le peuple qui dura jusqu'en 1098 lorsque Crémone s'éleva au rang de Commune. Puis ce fut la guerre entre les Guelfes (partisans des papes) et les Gibelins (partisans des empereurs romains germaniques). Au cours des années, des rivalités territoriales et économiques nacquirent entre les Communes et les plus petites demandèrent de l'aide à l'empereur Barbarossa. Si une ville était guelfe, sa rivale était certainement gibeline.
Francesco Sforza Crémone prit le parti de l'empereur Federico Barbarossa pour écraser Milan et devint le centre d'une grande seigneurie en Lombardie et Piémont. En 1266, à la suite de l'effondrement des Gibelins, la ville subit la vengeance des guelfes puis celle des gibelins lorsqu'ils la reprirent. Il était fréquent, à l'époque, que pour des raisons économiques ou territoriales, les alliances se faisaient et se défaisaient très rapidement. Ainsi, à l'intérieur de la Ligue Lombarde qui s'était constituée pour combattre la puissance des empereurs germaniques, certaines cités n'y restaient que le temps d'une campagne. La cité passa de mains en mains des Cavalcabò aux Visconti puis ce fut Francesco Sforza qui la reçut en dote de sa femme Bianca Maria Visconti.
Venise, qui avait des vues sur Crémone, fut défait en 1431 lors d'une bataille fluviale par Sforza avec l'aide d'un certain Niccolo Piccinino, mercenaire particulièrement rusé. La France, par le traité de Blois (1499), donna la ville à Venise qui la dirigea jusqu'en 1509. Les espagnols (1525) succédèrent aux
La tour de Cremona vénitiens jusqu'en 1702. Ce fut ensuite le tour des autrichiens qui furent battus quelques années plus tard en 1796 par les français de retour en Italie jusqu'en 1814. Crémone entra à faire parti du Royaume d'Italie. De nouveau aux mains des autrichiens, en 1848 elle se rebella et expulsa l'occupant. Cent ans plus tard, La ville joua un rôle important avec la résistance durant la 2° guerre mondiale et fut sévèrement bombardée Le fleuve Po en 1944.

Crémone est aujourd'hui chef-lieu de province. C'est une ville tranquille surtout consacrée à l'agriculture mais aussi à l'industrie agro-alimentaire et à la construction des violons. Située au centre de la Vallée du Po avec un territoire délimité par les fleuves Po, Adda, Oglio et Serio, Crémone a un climat souvent humide, ce qui veut dire brouillard en hivers et temps lourd en été. Le cours des siècles lui a légué en héritage de nombreux édifices très intéressants, autant sacrés que civils. De plus Crémone peut vanter une toute particulière tradition musicale. Celle - ci s'est exprimée au cours des siècles grâce à de grands musiciens et compositeurs. Cette tradition musicale s'est exprimée dans les années 1500 par de nombreux artistes tels que Claudio Monteverdi, Amilcare Ponchielli. Mais c'est dans l'art de la lutherie que Crémone atteignit son plein épanouissement au XVII siècle avec l'incomparable production d'Andrea et Nicolò Amati, ainsi que Giuseppe Guarneri et du plus célèbre Antonio Stradivari. Cette tradition est encore aujourd'hui bien vivante.
Il ne faut pas manquer de visiter le centre historique avec sa tour de guet, la plus haute d'Italie. Pietra di fondazione della cattedrale con i profeti Enoch ed Elia La chiesa di San Gismondo Du haut de ses 115 mètres, on peut admirer toute la plaine Padane jusqu'aux Alpes. La cathédrale est une construction lombardo-gothique du 12° siècle. A son côté,on trouve le baptistaire octogonal construit en 1167. L'Hôtel de Ville et la loge des miliciens (13° siècle.) complètent le cadre d'une très belle place. Le palais de l'Hôtel de Ville renferme une précieuse collection de violons anciens aux noms célèbres comme Stradivari, Guarneri e Amati. A ne pas oublier ses musées: Museo civico, Museo stradivario; ses églises: San Michele est une basilique romane du 12° siècle, San Agostino (14° siécle) conserve à l'intérieur une œuvre de Perugino (1495); San Agata est une abbaye avec des fresques de G. Campi; San Sigismondo a de remarquables peintures murales d'artistes crémonais du 16° siècle.


Eglise de San Sigismondo