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Accueil | L'histoire de Crémone
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de communications créant ainsi culture et richesse. Sa position géographique au bord du Po
favorisa largement son développement.
En 69 après J.C., la cité et son territoire fut le théâtre de guerres, d'abord entre Vitellius et
Othon, tous deux acclamés empereur par leurs propres légions pour succéder à la tête de l'empire, puis
entre Vitellius, vainqueur dOthon, et Titus Flavius Vespasianus ayant comme résultat la destruction de
la ville de la part de ce dernier. A cause de ces guerres incessantes, Crémone commença à perdre de son
importance. De très beaux mosaïques conservés au musée civique, remontants aux I, II et III siècle après J.C.,
témoignent de la beauté; et de l'opulence perdues de la ville. En 451, le christianisme commença à s'épanouir à Crémone. La ville, toujours convoitée à cause de sa position géographique passa sous le contrôle de l'Exarchat byzantin de Ravenne en 553. La ville tomba en 603 aux mains des Lombards qui la détruisirent. Suivit une longue période de luttes intestines entre l'archevêché et le peuple qui dura jusqu'en 1098 lorsque Crémone s'éleva au rang de Commune. Puis ce fut la guerre entre les Guelfes (partisans des papes) et les Gibelins (partisans des empereurs romains germaniques). Au cours des années, des rivalités territoriales et économiques nacquirent entre les Communes et les plus petites demandèrent de l'aide à l'empereur Barbarossa. Si une ville était guelfe, sa rivale était certainement gibeline. |
Crémone prit le parti de l'empereur Federico Barbarossa pour écraser Milan et devint le centre d'une grande seigneurie en
Lombardie et Piémont. En 1266, à la suite de l'effondrement des Gibelins, la ville subit la vengeance des
guelfes puis celle des gibelins lorsqu'ils la reprirent. Il était fréquent, à l'époque, que pour des raisons
économiques ou territoriales, les alliances se faisaient et se défaisaient très rapidement. Ainsi, à l'intérieur
de la Ligue Lombarde qui s'était constituée pour combattre la puissance des empereurs germaniques, certaines
cités n'y restaient que le temps d'une campagne. La cité passa de mains en mains des Cavalcabò aux Visconti
puis ce fut Francesco Sforza qui la reçut en dote de sa femme Bianca Maria Visconti.
Venise, qui avait des vues sur Crémone, fut défait en 1431 lors d'une bataille fluviale par Sforza avec l'aide d'un certain Niccolo Piccinino, mercenaire particulièrement rusé. La France, par le traité de Blois (1499), donna la ville à Venise qui la dirigea jusqu'en 1509. Les espagnols (1525) succédèrent aux |